Arnaud Dolmen – batterie et percussions

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arnaud_dolmen_1Arnaud Dolmen est un jeune batteur guadeloupéen. Né à Paris, il retourne en Guadeloupe à l’âge de cinq ans. Ayant déjà suivi de l’initiation musicale en métropole, c’est tout naturellement qu’il se retrouve inscrit à l’Atelier Marcel Lollia – Vélo – dirigé par Georges Troupé à Sainte-Anne. Il étudie le ka et se découvre rapidement une véritable passion pour l’instrument. Au sein de l’école il prend des cours de batterie auprès de Georges Troupé et de Sonny Troupé, et progresse rapidement. Ainsi, il intègre Kimbol, l’orchestre des jeunes de l’école, à l’âge de onze ans, et participe à de nombreux concerts et festivals dont les Orchestrades de Brive et celles de la Caraïbe, ainsi qu’à plusieurs émissions de télévision. Il participe à l’enregistrement de « Konfians pou demen » en 2004. A sa majorité, Arnaud s’installe en métropole et poursuit ses études à l’école Dante Agostini de Toulouse, qui se concluent par un brillant premier prix à l’unanimité du jury.

Très vite remarqué, Arnaud est demandé par de nombreux artistes caribéens, et bénéficie du parrainage de son « grand frère » Sonny Troupé. Il joue avec Jacques Schwarz-Bart, Mario Canonge ou encore Alain Jean-Marie. En 2006, c’est Franck Nicolas qui l’appelle pour jouer sur l’album « Maman Gwada » auprès de Keyko Nimsay, Jean-Christophe Maillard et Sonny Troupé. Il fait également partie des projets de Jonathan Jurion – et réciproquement d’ailleurs – et joue régulièrement en concert avec lui. La chanteuse Keyko Nimsay le rappelle pour son disque « Keyko’s Dream » qui sort en 2008. Cette même année, il rejoint Caraib II Jazz sur la grande scène du Festival de Jazz de Pointe-à-Pitre sur la place de la Victoire.

arnaud_dolmen_2En 2010, Jacques Schwarz-Bart l’intègre à son équipe pour se rendre à Tokyo, enregistrer sur l’album du guitariste japonais Yosuke Onuma « Jam Ka ». En fin d’année, retour au Festival de Jazz de Pointe-à-Pitre – désormais IloJazz – pour accompagner Fabrice Fanfant et Sa Nou Yé, jouer avec le quartet de Sonny Troupé et partager la scène avec le bassiste Chyco Simeon, venu présenter le répertoire de son album « Ozanam ». L’année suivante, Tony Chasseur fait appel à lui pour participer au deuxième volume de son aventure en big band, Mizikopéyi, « Ka wouvè zel-li ».

En 2012 on retrouve Arnaud aux côtés de Mario Canonge au New Morning pour la présentation de l’album « Mitan ». Il fait également les beaux jours des Caribéennes de Mai avec le trio de Jonathan Jurion. Plus tard on retrouve Arnaud en Guadeloupe pour l’édition de la Première Rencontre autour du Piano, et pour l’occasion avec le pianiste guyanais – d’adoption – Dominique Leblanc, ainsi qu’en Martinique pour participer au Biguine Jazz Festival. C’est un projet original qui l’amène là, sous l’impulsion du saxophoniste Jean-Rémy Guédon ; celui-ci a monté un projet caribéen à la suite de ses rencontres avec Dédé Saint-Prix et Christian Laviso, et appuyé par Thierry Jasmin-Banaré à la basse. L’ensemble donne d’ailleurs lieu à un disque, « Kaladjazz » qui sort en fin d’année.

Fin 2012, Franck Nicolas fait de nouveau appel à Arnaud pour le volume 7 de sa Jazz Ka Philosphy. Avec le pianiste Grégory Privat, ils enregistrent ainsi « Psychédélick Trio » qui mêle jazz, ka et fusion électrique. Par ailleurs, et outre le trio avec Jonathan Jurion, Arnaud commence également à penser sérieusement à sa propre musique et teste ses compositions en résidence au Baiser Salé. Un album est en vue dans un avenir proche.

Mise à jour : juin 2013
Christophe Jenny
Liens internet :

Discographie

Coverfront050 Psychédélick Trio - 2013 – Franck Nicolas – avec Franck Nicolas (tp), Grégory Privat (keys) & Arnaud Dolmen (dms) + Sylvain Joseph (sax), Frantz Fléreau (boula gel) & Pascal Corriu (g)
guedon-laviso-saintprix-050 Kaladjazz – 2012 – Jean-Rémy Guédon – avec Jean-Rémy Guédon (sax), Christian Laviso (g), Dédé Saint-Prix (perc), Thierry Jasmin-Banaré (b) & Arnaud Dolmen (dms)
jam_ka_050 Jam Ka – 2010 – Onume Yosuka – avec Onume Yosuka (g), Jacques Schwarz-Bart (sax), Milan Milanovic (pno), Olivier Juste (ka), Arnaud Dolmen (ka)
keyko_050 Keyko’s Dream – 2008 – Keyko Nimsay – avec Keyko Nimsay (vcls), Franck Nicolas (tp, conque), Mario Canonge (pno & rhodes), Michel Alibo (b), Karim Ziad (dms), Jhasser al Youssef (vln), Arnaud Dolmen (ka)
manioc-poesie-050 Maman Gwada - 2006 – Franck Nicolas – avec Franck Nicolas (tp, vcl, conque), Keyko Nimsay (vcl), Jean-Christophe Maillard (g), Frédéric Léger (cb), Louis Allèbe Montjoly de Montaigne (balafon, tabla, kalimba, ti-bwa, perc), Sonny Troupé (marker ka), Michael Voitus (boula ka), Arnaud Dolmen (marker ka)
kimbol-front-050 Konfians pou Demen – 2004 – Kimbol – avec Sonny Troupé (Percussions & batterie), Georges Troupé (Saxophone), Michael Voitus (Ka – boula), Arnaud Dolmen (Batterie & Ka maké)…

Première Rencontre autour du Piano – Edition 2013

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En 2008, cinq ans déjà, Steve Nuissier lançait avec son association Gwadloup Groove, les Premières rencontres autour du piano. Un festival avec un concept original, qui consistait à faire se rencontrer des artistes pour la première fois, autour du piano. Pianiste lui-même, Steve voulait également dédier cet évènement à un ami parti tragiquement, Jean-Louis Mérault. Depuis 2008, le festival a vu défiler de nombreux artistes talentueux, pianistes bien sûr (Mario Canonge, Paul Lay, Grégory Privat, Mylène Alexis-Garel ou Alain Jean-Marie), mais pas que (Raymond d’Huy, Léna Blou, Gino Sitson, Franck Nicolas…). Pour cette édition 2013, les pianistes invités sont Benoit Stevaux (Guadeloupe), Maher Beauroy (Martinique), Annick Ozier-Lafontaine (Martinique), Ronald Tulle (Martinique), Sylvain Ransy (Guadeloupe), Ania Paz (République Dominicaine) et Samuel Karramkam (Guadeloupe). Au-delà des concerts, l’accent sera également mis sur la rencontre avec les élèves dans plusieurs écoles de la région. Les master class se dérouleront quant à elles à la Clé des Arts, au CEFRIM et à l’Ecole de Musique du Lamentin.

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Parmi les innovations 2013, le festival verra l’émergence du Medium Band, un orchestre emmené par Dominique Tauliaut, Franck Nicolas, Jocelyn Ménard, Zacharie Abraham, Yohan Danier et Yan Negrit, qui accompagnera cette année le pianiste Sylvain Ransy. Le Médium band rendra aussi hommage au pianiste Guadeloupéen Alain Jean Marie en abordant son répertoire de Biguines Réflexions mais aussi au pianiste originaire de la Martinique, Marius Cultier. La rencontre aura lieu les 10 et 13 juin 2013 au Ciné théâtre du Lamentin et au Centre Culturel de Sonis aux Abymes. Enfin, le festival s’accorde également deux coups de cœurs, l’un pour le saxophoniste Jocelyn Ménard qui aura donc l’occasion de présenter le répertoire de son album Terre Mère, et l’autre pour un groupe de jeunes musiciens, Platinium, élèves de la Clé des Arts, sur un répertoire entre jazz et biguine.

Toutes les infos sur le festival sont à retrouver sur le site web (http://www.rencontre-autourdupiano.com) ou bien sur leur page FaceBook.

  • Lundi 3 juin – Centre Culturel Sonis : Jocelyn Ménard / Samuel Karramkam
  • Mercredi 5 juin – Salle George Tarer : Benoit Stevaux et Coretta Mouëza / Annick Ozier-Lafontaine
  • Jeudi 6 juin – Salle George Tarer : Ronald Tulle / Ania Paz
  • Vendredi 7 juin – UAG Fouillole : Ronald Tulle en duo
  • Samedi 8 juin – Hôtel Creole Beach : Ania Paz
  • Lundi 10 juin – Ciné-théâtre du Lamentin : Maher Beauroy / le Medium Band
  • Mercredi 12 juin – Salle Robert Loyson : Benoit Stevaux et Coretta Mouëza
  • Jeudi 13 juin – Centre culturel Sonis : Soirée de clôture

Rio Loco 2013 à Toulouse : Antillas !

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Le festival Rio Loco se déroule à Toulouse du 12 au 16 juin prochain. Et cette année, le thème en est « Antillas – Les Iles de la Caraïbe ». Composite et cosmopolite, Rio Loco est un rendez-vous incontournable dans le paysage des festivals d’été. Chaque année, il réussit le pari de créer des affinités, de susciter des projets pluridisciplinaires inédits et de rassembler les grands noms de la scène internationale. Depuis 1995, des artistes aussi renommés que Omara Portuondo, George Clinton and Parliament Funkadelic, Calle 13, Hugh Masekela, Los Lobos, Emir Kusturica,Paco de Lucia, Rachid Taha, Orchestra Baobab ou Chavela Vargas sont venus chanter, danser et faire la fête avec un public familial et populaire.

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Après le succès de son édition 2012, le festival Rio Loco embarque en 2013 pour les îles Caraïbes, au royaume des Petites (Bahamas, Îles Vierges, Guadeloupe, Martinique,Trinité et Tobago…) et Grandes Antilles (Cuba, Haïti, La République Dominicaine, la Jamaïque et Porto Rico), pour une édition définitivement exotique, festive et carnavalesque. Du 12 au 16 juin en bord de Garonne dans le parc naturel de la Prairie des Filtres. En juin 2013, plus de 200 artistes feront découvrir la richesse et la diversité des îles Caraïbes à travers la musique, les arts visuels, le cinéma, la gastronomie et l’artisanat dans toute la ville.

A la Prairie des Filtres, le long du Cours Dillon, entre le Pont Saint-Michel et le Pont Neuf, se situent les deux grandes scènes, Village et Pont-Neuf, sur lesquelles se succèderont les artistes.  Le plus siple est définitivement de se rendre sur la page du programme sur le site du festival (http://www.rio-loco.org/tout_le_programme.html) mais sachez  déjà que vous pourrez y retrouver Sonny Troupé (16 juin – 18h30), Akiyo (16 juin – 20h00), Eddie Plamieri (13 juin – 22h), Kassav‘ (14 juin – 22h) ou encore Jacques Schwarz-Bart (12 juin – 23h30).

Tous à Toulouse !

Etienne Mbappé prépare son troisième album

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etienneDepuis février, Etienne Mbappé est en résidence au Baiser Salé, chez lui en quelques sorte, et rôde, chaque mois un peu plus, le répertoire de son troisième album, à venir à l’automne. Pour cette série de concerts parisiens, réclamés par la jeune garde, Su La Také est au grand complet. On retrouve donc avec grand plaisir Cédric Baud à la guitare et Clément Janinet au violon. Les deux sont capables du meilleur, et voyagent du jazz à l’Afrique, du rock aux pays celtes, donnant aux compositions du groupe un sel inimitable. Etienne Mbappé a aussi le chic pour dénicher les nouveaux talents. Il y a quelques années, il avait repéré les frères Grandcamp, Jim et John, dans les couloirs du métro parisien. Respectivement à la batterie et à la guitare, ils avaient fait les beaux jours du répertoire de l’album Misiya, s’étaient peu à peu installés sur la scène de la rue des Lombards, et tournent désormais régulièrement avec les musiciens qui les ont repérés. Ces dernières années, Etienne a entre autres joué plusieurs fois dans le cadre du festival de jazz de Nice. C’est là que Nicolas Viccaro a forcé sa chance en insistant auprès du bassiste pour pouvoir jouer avec lui lors des jams de fin de soirée. Et il a bien fait. Il tient désormais la batterie du groupe avec un jeu époustouflant.

catepetitMais l’autre figure de Su La Také, c’est Cate Petit, « la patronne » comme l’appelle affectueusement Etienne. Le groupe, dont elle fait partie depuis les débuts, n’aurait pas sans elle cette identité unique. Avec Etienne, elle en est l’image – par la danse – et la voix – et la langue ! Elle y prend un plaisir certain, a fait sienne cette culture avec maestria, sans pour autant se défaire de ses propres origines. Ils forment ainsi un duo rassurant pour les « jeunes », encore qu’avec le temps ceux-ci en ont de moins en moins besoin.

Il a fallu attendre 2004 pour qu’Etienne Mbappé produise son premier album sous son nom. Misiya avait alors fait forte impression. L’album Su La Také était sorti quatre ans plus tard. Mais Etienne ne fait aucun mystère qu’il est totalement étranger à la pression lorsqu’il s’agit de sa musique. C’est donc à son rythme, selon son inspiration, qu’il prépare ce troisième volet. Les compositions sont là, la production se met en place doucement, la musique tourne, et l’ensemble arrivera « à temps » ! Il faut dire que l’emploi du temps du leader est chargé. Quand il ne tourne pas avec John McLaughlin ou Bill Evans, il joue aux US avec son nouveau groupe de jazz fusion, The Ringers – dont on attend également du son prochainement ? – et réserver du temps à son projet personnel devient une vraie gageure. Et là on comprend l’importance que revêt cette résidence au Baiser Salé, qui se prolongera encore pour deux jours fin juin – vous avez noté ? – pour la préparation de la tournée de sortie de l’album. L’Afro-jazz-rock d’Etienne Mbappé résonne donc à l’étage. Les tourneries de la basse nous entrainent dans tous les recoins de l’Afrique Centrale et mêlent les influences nord-américaines aux racines européennes (Irish Koffi !). Difficile de rester en place sur son siège – pourquoi résister d’ailleurs ? – Su La Také réussit son pari et va nous faire regretter que l’automne ne soit pas déjà là ! Quoique climatologiquement parlant, ces temps-ci, justement… Bref. Ah oui, et puis autre chose d’important, ils jouent tous avec le sourire… Un sourire éclatant même.


Etienne Mbappé & Su La Také – en concert au Baiser Salé le Mercredi 26 et le Jeudi 27 juin à 21h30. Retrouvez Etienne Mbappé sur son site web : http://etiennembappe.com/ et vous pouvez également relire, même si ça commence à dater un peu, l’interview blind test que nous avions réalisée il y a… loooooooongtemps même ! Na so i dé !


Toutes les photos par Yasmin Yousef pour le Baiser Salé

C’est pas du jazz !

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cpdjlogo« C’est pas du jazz ! » Cri de ralliement trop souvent entendu, de la part de ceux qui ne sont rassurés qu’une fois toute chose mise dans une case, sans déborder, sans qu’une tête dépasse… « C’est pas du jazz ! », crié haut et fort par ceux qui croient défendre LE jazz, alors que cela démontre justement qu’ils n’ont rien compris à l’affaire. Le jazz n’existe pas – mais l’esprit du jazz oui bien sûr ! -, ne se range pas dans une boite, ne se classe pas, et surtout, n’est absolument pas – et par définition – la vérité d’un seul et unique courant musical. C’est même tout le contraire. Et j’adhère donc fortement au coup de gueule de Steeve Delblond, qui répond de manière on ne peut plus constructive avec cette initiative rassembleuse, la création de la première édition du festival « C’est pas du jazz », qui justement, n’est que jazz !

Il faut dire que le jazz caribéen est probablement l’une des toutes premières cibles de ce « C’est pas du jazz » destructeur, qui freine de manière catastrophique la diffusion et la reconnaissance d’une très grande majorité des musiques métissées, régulièrement privées de programmation dans les grands festivals en France. Parce que « C’est pas du jazz ». Et si aujourd’hui certains artistes arrivent finalement à se placer dans ces évènements, c’est grâce à une patience et une pugnacité qui doivent surmonter deux fois plus d’obstacles que beaucoup d’autres. Nous sommes donc particulièrement sensibles à cette distinction arbitraire, qui sert souvent d’alibi pour ne pas avoir à discuter plus avant lors des propositions d’artistes aux programmateurs.

Donc à Montreuil, au mois de juin, « C’est pas du jazz », et je vous recommande de vous y précipiter. « Le propos artistique défend l’idée d’un mélange ou pont entre les musiques arabo-andalouses et les musiques d’influences africaines, caribéennes, et latino-américaines. La programmation résulte de ce choix et sera composée d’artistes issus d’univers variés, allant de l’Afrique à l’Océan Indien en passant par, l’Amérique Caribéenne, l’Amazonie, l’Amérique du sud pour ainsi visiter les territoires musicaux, afro-américains, canadiens, arabo-andalous ou océaniens…», déclare Steeve Delblond qui en est le Directeur artistique.

Sur trois jours, les 6, 7 et 8 juin prochains, nous aurons ainsi l’occasion d’écouter le trio du pianiste Dominique Leblanc, suivi de Yann Cléry & WHY Cie pour une soirée 100% guyanaise au Chinois (place du Marché à Montreuil – M° Croix de Chavaux), puis le lendemain le pianiste martiniquais Eric Ildefonse, suivi de Chris Combette au même endroit. Le lendemain, trois groupes se succèderont sur le marché de Croix de Chavaux : Kannigwé (Martinique, Normandie), Jowee Omicil (Canada, Haïti) et Fanfaraï (Algérie, Maroc, France).

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Dominique Leblanc, né en Guadeloupe mais guyanais d’adoption, a déjà plusieurs disques en trio à son actif. Il sera sur la scène du Chinois, le 6 juin à partir de 20h00, accompagné par Yoann Danier (dms) et Nicolas Noyon (b). La soirée se poursuivra avec Yann Cléry, flûtiste guyanais, et son groupe WHY Cie (Romain Clerc-Renaud, keys, Thibault Perriard, dms, Laurent Salzard, b et Thomas Grommaire, g), qui navigue entre jazz, électro ou reggae dans un ensemble particulièrement percussif.

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On ne présente plus Chris Combette, dont la folk caribéenne léchée rassemble tous les suffrages, et à retrouver par exemple sur son dernier album, Les Enfants de Gorée. Il sera en concert solo le 7 juin à partir de 20h00 au Chinois. La soirée se poursuivra avec le pianiste Eric Ildefonse. Désormais installé en Martinique où il fait tourner sa musique, son expérience s’est aussi construite en France et en Belgique. Il sera en concert au Chinois, avec l’équipe de son dernier album (Félipe Cabrera, b, Luther François, sax, Chander Sardjoe, dms & Philippe Gouyer-Montout, bèlè).

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On retrouvera Philippe Gouyer-Montout le 8 juin à partir de 15h00, en concert gratuit sur la place du marché de Croix de Chavaux. Avec son groupe Kannigwé, il présentera son répertoire, forgé autour du bèlè, mais nourri d’influences venant du jazz, du reggae, du rock… Il sera suivi par la performance du saxophoniste prodige Jowee Omicil. Originaire d’Haïti, mais né à Montréal, il est passé par la Berklee School of Music et a déjà eu l’occasion de partager la scène avec Brandford Marsalis, Richard Bona, Marcus Miller parmi de nombreux autres. Il vient avec une équipe de choc, formée avec Jean-Phi Dary (keys), Félix Sabbal-Lecco (dms), Hervé Samb (g) et Alune Wade (b). A ne manquer sous aucun prétexte. Enfin, le festival s’achèvera avec Fanfaraï (fanfare, raï… c’est bon ? vous l’avez ?) qui métisse les musiques traditionnelles du Maghreb (raï, chaabi, gnawi, kabyle…), en les confrontant à d’autres influences culturelles latines, jazz, afro-cubaines ou tsigane. On ne peut plus énergisant !

Rendez-vous donc à Montreuil, du 6 au 8 juin, parce que « C’est pas du jazz » et ça le vaut bien !

La nouvelle vague du piano made in Martinique

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From Martinique with b&w keys

Le moins que l’on puisse dire, est que le piano jazz martiniquais ne manque pas de renouveau. Et les références ne manquent pas, de Michel Sardaby à Mario Canonge en passant par José Privat ou Jacky Bernard pour les valeurs sûres, de Gilles Rosine à Grégory Privat en passant par Guy-Marc Vadeleux pour la génération suivante – et j’en passe de nombreux, qu’ils m’excusent ! –pour arriver à une nouvelle vague de ces talents qui ne s’essoufflent donc pas. Aujourd’hui, deux jeunes pianistes arrivent sur le devant de la scène, Jimmy Felvia et Hervé Celcal, chacun avec un nouvel album, dont les influences puisent dans le jazz et les racines de la musique martiniquaise, mais en y ajoutant chacun leur touche propre.

Jimmy Felvia

felvia_albumJimmy Felvia débute le piano à l’âge de sept ans avec le clarinettiste Barrel Coppet qui lui apprend les bases de la musique antillaise. En 2002, il s’installe à Paris et intègre la Bill Evans Piano Academy, où il est formé par Bernard Maury. Pendant ses années d’études, il s’entoure de jeunes musiciens de talent et crée le Jimmy Felvia trio qui mélange le jazz aux rythmes caribéens. Son premier album, Sweet Caraïbe, sort en 2007 et remporte un franc succès aux Antilles Guyane. Jimmy Felvia revient aujourd’hui avec un deuxième album, Spirit Up trio, formé avec Thierry Jean-Pierre (b) et Thomas Bellon (dms), et avec la participation de Jean-Michel Rotin, E.sy Kennenga, Méthi’s ou encore les rappeurs Afu-ra et Kao. Spirit Up trio est donc un mélange savant de jazz, new soul et hip hop, mais toujours référent aux musiques traditionnelles de Martinique. Urban Caribbean jazz en somme, un mélange énergique et clairement taillé pour la scène.

Spirit Up trio (2013). Jimmy Felvia (keys), Thierry Jean-Pierre (JP Groov’) (b), Thomas Bellon (dms). Invités : Jean-Michel Rotin, E.sy Kennenga, Méthi’s, Afu-ra, Kao, Lester Bilal.

Lien : Page Facebook de Jimmy Felvia

Hervé Celcal

celcal_albumC’est en quartet acoustique qu’Hervé Celcal nous présente son Bel Air for piano, qui parait également ce mois-ci. Les variations jazz sur le Bèlè de Martinique ont probablement moins été médiatisées ces dernières années que ce qui a été produit autour du Gwoka depuis les réalisations de Gérard Lockel, Horizon, Kafé, Jacques Schwarz-Bart ou Franck Nicolas pour n’en citer que quelques-uns. Il ne faut cependant pas oublier par exemple l’explosive X-trem Jam de Jeff Baillard, et le fait que la majorité des pianistes cités plus haut en ont à un moment ou à un autre intégré les rythmes dans leur musique. Et d’ailleurs aujourd’hui, c’est Franck Nicolas qui s’intéresse à son tour à ces rythmes.

Hervé Celcal se forme au piano classique dans sa Martinique natale dès 7 ans et poursuit cet apprentissage à l’École Normale Alfred Cortot à Paris. Il rencontre (lui aussi !) le pianiste de jazz Bernard Maury, qui lui propose de rejoindre son équipe pédagogique dans l’école qu’il fonde. Mais Hervé est déjà sur scène, aux claviers d’artistes de tous bords (Oliver N’Goma, Sally Nyolo, Admiral T dont il est le chef d’orchestre live, Dédé St Prix…).

Désormais, Hervé Celcal se consacre en tant que pianiste à un projet acoustique extrêmement personnel à partir de la musique traditionnelle martiniquaise, le bèlè : « bel air for piano », en créole bèlè ba piano. Les différents rythmes du bèlè imprègnent les compositions d’Hervé : woulé, mango, ting-bang, biguine bèlè, au point que même en piano solo, ils vivent avec force. Sont également à l’honneur, les formes musicales découlant de cette culture : la biguine, la mazurka, le chouval bwa, la quadrille ou haute taille, la valse créole.

Bel Air for Piano (2013). Hervé Celcal (pno), Boris Reine-Adélaïde (tambour bèlè), Chris Jennings (ctb) et Abraham Mansfarroll (batt, tambours bàtà). Invité Prabhu Edouard.

Lien : Page Facebook d’Hervé Celcal

Festivals caribéens de mai

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Mai approche… Les festivals aussi… A Paris, il y aura les Caribéennes de mai (nous y reviendrons dans un autre article), mais dans la Caraïbe c’est aussi la saison du Lamentin Jazz Festival (Martinique), de Terre de Blues de Marie-Galante, de Jazz in the South à Sainte-Lucie… Et le bal s’ouvre d’ailleurs à Sainte-Lucie. Cette année, Jazz in the South fait de nouveau partie intégrante du St Lucia Jazz Fest avec lequel les relations étaient un peu élastiques ces dernières années. Vous pouvez donc ou bien aller chercher le programme directement sur le site de Jazz in the South ou bien sur le site officiel du St Lucia Jazz. L’occasion de voir que la quinzaine sera riche.

Jazz in the South 2013 est parrainé par Andy Narell et les soirées s’ouvriront le premier mai, par le traditionnel concert gratuit sur la plage de Laborie (ambiance à ne manquer pour rien au monde !) avec Manmay-La Di Way & The Laborie Pan Project (Saint Lucia), Shomari Maxwell Quintet (Saint Lucia) et 4th World Meets Carl Gustave Ina Irie Blues & Reggae Vibe (Saint Lucia) avant de se clôturer par le concert de la grande Fatoumata Diawara (Mali).

Pour la suite, les concerts se délocalisent. Ne manquez pas Meddy Gerville ! Le pianiste réunionnais sera le 2 mai au centre culturel de Castries. Le lendemain, au Coconut Bay Resort de Vieux Fort, vous retrouverez le trio de Dennis Rollins et le projet Grand Bâton de Jean-Christophe Maillard. Enfin, le 5 mai, à Choiseul, le festival s’achèvera sur les concerts d’Eric Ildefonse, le Pedrito Martinez group (Cuba) suivi de Tanya St Val – accompagnée d’ailleurs par Jean-Christophe Maillard. Notez tout de même que dans les nombreuses autres manifestations jazz de la quinzaine à Sainte Lucie, vous pourrez retrouver également John Scofield, Tony Allen, Kassav’, Brian Culbertson, Roberto Fonseca, Luther François…

Le week-end de la Pentecôte sera celui du Lamentin Jazz Festival et de Terre de Blues à Marie Galante. Le Lamentin Jazz se déroulera sur trois jours, du 17 au 19 mai, à l’hippodrome de Carrère. L’occasion d’y retrouver les quintets de Guy-Marc Vadeleux et de Jean-Claude Montredon (le 17 mai), le projet du pianiste Frantz Laurac, suivi du concert du phénomène cubain Harold Lopez Nussa (le 18 mai) avant de se clôturer le 19 mai avec le concert de Mizikopeyi, emmené par Thierry Vaton et Tony Chasseur.

On retrouvera d’ailleurs également Mizikopeyi le 18 mai au Festival Terre de Blues en ouverture des festivités au Château Mûrat. Il sera suivi du sénégalais Omar Pène & Super Diamono, puis de Damian Marley. Le lendemain, le programme se poursuit avec Raul Paz, Chic (si si, ils sont toujours là) et Kassav’. Enfin, le Lundi 20 mai, les traditionnels concerts gratuits verront la participation de Strings (Haïti), Guy Davis (USA) avant de se terminer par le concert d’AdmiralT.

A vos agendas !

Festival Ka Blues Vibrations au New Morning

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Le Samedi 30 mars prochain, au New Morning à Paris, se déroulera la première édition du Festival Ka Blues Vibrations. Sous l’impulsion de Dominique Tauliaut, leader depuis de longues années du groupe Balkouta, ce festival réunira sur scène des musiciens de Guadeloupe et de Martinique. Le répertoire oscillera ainsi entre ka, bèlè, jazz et gospel avec Bélya (bèlè), Franck Nicolas (jazz ka), Human Voice Quartet (jazz vocal), Gospel Life Rejoice (gospel) et bien sûr Balkouta (gwoka moderne & jazz) ! Notez que pour l’occasion, c’est le Psychédélick Trio de son dernier album que Franck Nicolas amènera avec lui : Grégory Privat et Arnaud Dolmen.

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Ce festival souhaite aller à la rencontre des alternatives musicales des continents (Afrique, Amérique) et des îles (Outre-Mer) qui ont un rapport direct avec le métissage de la France. Riche d’environ 40 artistes d’origines et parcours divers, il est organisé comme un espace de rencontres autour de la musique noire et de son histoire. Le Festival Ka Blues Vibrations pour sa 1ère édition aura pour fil conducteur la voix (le « boulaguel » ou le worksong des noirs africains) qui traverse les champs de création aussi variés et complémentaires que la musique, la littérature et les arts visuels de la culture noire. Le festival sera complété le 31 mars par des ateliers, sous forme de stage, sur le « Chant Boulaguel » et « Gospel, Danse, Percussions ».

  •  Le Samedi 30 Mars 2012 – 20h
  •  New Morning 7-9 rue des Petites Ecuries Paris 10ème
  •  Tarif plein 25 euros / Tarif réduit 20 euros

Jam sessions au Calebasse Café

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Au Marin, le Calebasse Café, dont la réputation n’est plus à faire, initie les « Madinina Jam Sessions ». Première édition ce Vendredi 22 février à partir de 21h00. Autour de Nicolas Lossen et ces musiciens, d’abord une première partie de concert, puis scène ouverte à tous les amateurs. Comme le rappelle la maison, on est prié de venir avec son bon esprit !!

Zalizé et Psychédélick, deux trios pour Franck

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zalizeAprès l’expérience Maggnetick dans les années 90, Franck Nicolas a jeté les bases de son mariage entre le jazz et le gwoka, sa Jazz Ka Philosophy. En 2002 paraissait le premier album de la série, enregistré à New York avec Alain Jean-Marie, Jacques Schwarz-Bart, Magic Malik, Lonnie Plaxico, Joby Julienne, Luis Allèbe Montjoly de Montaigne et Sonny Troupé. Tout de même ! Les fondements étaient posés, et de quelle manière. L’inspiration de Franck vient de ses racines antillaises multiples, indiens Caraïbes et esclaves africains, et se décline dans les rythmes du gwoka, l’utilisation de la conque à lambi ou de la flûte amérindienne. Mélangé au jazz – et en particulier à son admiration pour Miles Davis – il en est donc sorti cette Jazz Ka Philosophy qu’il décline depuis sous ces formes les plus variées. Avec Papillon Ka, il explore la formule minimale du trio, voire même du duo. Il monte une fanfare ka qui défile régulièrement dans les festivals du Sud de la France – et dont l’enregistrement est prévu incessamment. En 2010, il consacre un volet complet de Jazz Ka Philosophy à l’utilisation des conques, préparées avec perfection par Martial Rancé. Pour cet album, Kokiyaj, il s’appuie sur Alain Jean-Marie qu’il arrive même à asseoir derrière un Rhodes ! L’idée de pousser le concept jusqu’au bout n’était plus très loin. Elle va se concrétiser dans les deux derniers disques parus à ce jour dans la série : Trio Zalizé et Psychédélick Trio.

zalize300Un pari osé. Ne s’appuyer que sur la basse pour soutenir et harmoniser un disque de jazz-ka. Il n’y avait qu’un seul moyen de s’en sortir, faire appel au plus polyvalent, acrobatique et virtuose des bassistes d’aujourd’hui, l’unique Michel Alibo. C’est lui le pilier de ce Trio Zalizé, appuyé également par un Sonny Troupé prolifique, chargé de remplir l’espace, ce qu’il fait avec un rare bonheur. Une fois la base assurée, Franck, libéré, peut s’exprimer sans contrainte. Dès « Kanoa », premier morceau de l’album, le ton est donné, et le vertigineux quatre/quatre entre Michel et Sonny situe d’emblée un album certes extrêmement technique, mais justement parfaitement écoutable et abordable, la marque des grands. Franck alterne conques et trompettes, place des ballades pour nous laisser souffler et mieux repartir ensuite, et brode des mélodies toujours attachantes qui font sa marque depuis le début. L’Afrique fait aussi une entrée marquée dans ce volume de Jazz Ka Philosophy. D’abord sous la forme des voix qui parsèment l’album, du Congo au Cameroun, avec le grand Emmanuel Djob, la prometteuse Ariane Nsilulu-Osseby ou encore Soliac Matsimba. Je n’oublie pas que le fidèle Sylvain Padra ramène également la Martinique sur Trio Zalizé ! Et puis dans les compositions également, avec ce « Taxi-Brousse » qui nous emmène sur les pistes d’Afrique centrale, et pour lequel Michel Alibo a puisé dans les souvenirs de son adolescence à Douala. Un pari gagné donc, qui fait de ce Trio Zalizé sans nul doute l’un des volumes les plus énergisant de la série (mais attendez la suite !). On prend un réel plaisir à profiter de l’exubérance des trois complices, utilisant l’espace qui leur est offert apparemment presque sans contraintes… Et pourtant !

psytrio300Après la basse, les claviers. Toujours en trio, Franck voulait explorer les possibilités quasi sans limites de quelques vieux claviers mythiques comme le Rhodes et surtout le Moog. Il en a confié les clés à l’excellent Grégory Privat, jeune pianiste à la palette à la fois technique et sensible, et avide de nouvelles expériences. A charge pour lui d’assurer également les basses – droits et devoirs ! Du côté des fûts, Franck est allé chercher Arnaud Dolmen, également jeune prodige, élevé à l’école de Sonny Troupé, et également membre à part entière de cette jeune génération de musiciens antillais qui écument ces dernières années les clubs de jazz parisien, tout en étant régulièrement appelés par leurs ainés et mentors pour les accompagner sur les scènes du monde. Bref, du beau monde pour constituer un Psychédélick trio d’exception. L’album s’ouvre sur « Rovélas », et d’ailleurs l’album est dédié à ce grand peintre guadeloupéen dont les œuvres illustrent depuis le début de la Jazz-Ka Philosophy les couvertures de Franck. Boulagyel et Moog pour ouvrir le bal… Mélange improbable mais qui prend d’emblée ! Ce Psychédélick Trio navigue entre gwoka, jazz et biguine, entre virtuosité et mélodies – vous fondrez probablement sur « Schabines Land », avec également Sylvain Joseph au saxophone. Il y a souvent un brin de nostalgie dans les compositions de Franck, mais aussi de l’urgence et ici en plus l’influence nette de la fusion qui rappelle les premières inspirations de Maggnetick. Le titre « Psychédélick Moustick » en est l’illustration parfaite. Et puis d’ailleurs, sur la transe de « Mangrove Groove », on retrouve l’excellent Pascal Corriu à la guitare, retour des anciens complices ! Un disque riche et diversifié, qui alterne savamment les humeurs pour vous déposer au bout du voyage, des images plein la tête, sur une petite surprise qui referme avec grâce un album tout en couleurs.

  • psytrioTrio Zalizé (2012) – Franck Nicolas avec Michel Alibo & Sonny Troupé – invités Sylvain Padra, Emmanuel Djob, Ariane Nsilulu-Osseby et Soliac Matsimba.
  • Psychédélick Trio (2013) – Franck Nicolas, avec Grégory Privat & Arnaud Dolmen – invités Sylvain Joseph, Pascal Corriu et Frantz Fléreau.

Retrouvez Franck Nicolas sur son site : http://www.francknicolas.com et contactez le directement pour acheter les albums. Et pour l’écouter en live, Franck sera en concert avec Psychédélick, le 23 février prochain au Baiser Salé. Qu’on se le dise !